BCNclub a publié il y a quelque temps un article adressé aux femmes françaises et/ou épouses et conjointe d’expat :
« Trouver un job à Barcelone en tant que femme et étrangère ». Une enquête complète sur les services gratuits, payants, grands et petits, mis á la disposition des chercheuses de job á Barcelone.
L’enquête était aussi, et surtout, un message sur les opportunités de la recherche d’emploi á Barcelone pour les femmes françaises: Ça pourrait paraître surprenant.
Chercher du travail n’est aujourd’hui facile pour personne.
Mais de fait, les épouses d’expat se débrouillent en général mieux que les « chercheuses locales » :
Comment expliquer que des femmes, parlant en général relativement mal l’espagnole, ou en tout cas avec un accent « inconfundible », en général sans emploi depuis au moins six mois ou un an (…le temps de s’installer et d’intégrer les petits á l’école…), ignorante des usages locaux et des vocabulaires professionnels qui marquent les différences des niveaux de compétences, trouvent généralement plus vite que leurs jumelles autochtones, qui en plus parlent catalan ?
Pourquoi est-ce que ça serait plus facile pour Caroline que pour Montse ?
Caroline n’est pas chômeuse. Caroline a débarqué en Espagne pour réaliser un projet de vie qui est de vivre au soleil, de profiter de la mer et de la plage au mois de février et des pistes de skis á 120 km.
Le projet de vie est plutôt planifié: d’abord la maison et les enfants, ensuite l’intégration et la langue, ensuite, un job. Les étapes préalables sont de la réflexion sans stress, et de la découverte sans difficultés. L’environnement est à la fois proche et différent : Pan con tomate, anchois, apperos, patatas bravas, pica pica, les palmiers et les perroquets sur la diagonal. Quand elle décide de s’y mettre, elle y va joyeusement.
Elle en parle autour d’elle. Elle adapte son discours aux différents types de relations qu’elle a créés. Elle demande naturellement des informations sur le marché qu’elle connaît mal. Elle reconnaît ses manques et ses besoins. Elle demande de l’aide. Elle demande des contacts. On lui en donne. C’est normal. Elle en a besoin.
Ne pas avoir peur, savoir demander de l’aide, assumer ses manques et vivre sa recherche dans un projet de vie défini, c’est tout ce qui marque la différence de la recherche d’emploi de Caroline face á sa copine Montse.
Montse vit un deuil, une perte et une rupture. Ses besoins d’aides doivent être camouflés sous une image de soi qui se sent obligée de se montrer confiante. Sa crédibilité professionnelle est proportionnelle à sa sûreté en elle même. Elle se promène sur les chemins de la transition professionnelle avec un sac á dos lourd à porter. Le sac de Caroline est léger : il cherche simplement a trouver les victuailles nécessaires pour faire un agréable pic nic. Au soleil.
Le contexte est souvent le principal facteur de risque et d’opportunité dans la recherche d’emploi. Il existe d’autres contextes plus difficiles pour certaines femmes françaises chercheuse d’un job à Barcelone.
Apres le contexte facile, il y a bien sur des contextes plus difficiles. En période de crise, ce n’est pas le CV qui est la clé. C’est surtout la confiance et la curiosité. Nous reviendrons sur chacun d’eux, les trucs et les moyens de chercher différemment pour remplir son sac de confiance et de curiosité sur un nouveau monde ou il faut réapprendre à chercher….
(A suivre…)

Marion Suffert
Vasis Conseil
Dominique Clavier
Human-research

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