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En route pour la Galice
10-4-2012
Nancy
Région située au nord ouest de l’Espagne, la Galice est composée aujourd’hui de 4 provinces : La Coruña, Orense, Lugo et Pontevedra (et autrefois complétées par les provinces de Santiago, Mondoñedo et Tuy). Cinturée au nord par la mer Cantabrique, à l’ouest par l’océan Atlantique, elle côtoie les Asturies et Castilla y León à l’est.
Mais la Galice s’étend également en mer, avec les archipels de Cíes, de Ons, de Sálvora , les îles de Cortegada, Arosa, Sisargas sur la Costa da Morte et les Malveiras.
Destination : La Corogne
Au coeur de la province, Saint Jacques de Compostelle est une des destinations phare de la province, troisième grande ville de pèlerinage du monde après Jérusalem et Rome (Guide Michelin Espagne), sa vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1985. Elle allie patrimoine historique :
la plaza del Obradario avec la célèbre cathédrale, le palacio Gelmirez et le parador installé dans l’Hostal de los Reyes catolícos notamment, sa vieille villehttp://whc.unesco.org/fr/list/347#B#] et son monastère de Santa María de Sobrado dos Monxes, à 56 km de Santiago, etc ; culturel : les fêtes del Día de la Patría Galega et Día del Apóstol, mais aussi l’Ascension, le carnaval, la semaine sainte et Romerías.
 A 66 kilomètres de Santiago de Compostela, La Corogne est installé sur un promontoire, dominé par la tour romaine d’Hercule , le plus ancien phare encore en activité en Europe et inscrit au patrimoine historique depuis 2009. Vieille ville tour à tour médiévale ou baroque, où l’on visite l’église Santiago, la plus ancienne de La Corogne, le couvent Santa Barbara, le castillo de San Antón, son musée provincial des Beaux-Arts, etc, mais aussi au sortir de la ville le castro fortifié de Elviña … Il est certain que l’antique Ardobicum Curonium ne vous laissera pas indifférent, et peut-être vous donnera l’envie de profiter de son thermalisme renommé, en profitant d’un moment de détente à Termalia.
Betanzos, à seulement 24 kilomètres de La Corogne, conserve encore aujourd’hui de belles demeures médiévales dans son centre-ville. La Brigantium romaine, dont le patrimoine historique est de nos jours protégé, faisait partie des sept capitales du royaume de Galice : on y visite tout particulièrement ses trois églises gothiques, Santa María del Azogue, San Francisco et de Santiago.
 A 59 km de là, El Ferrol est une ville portuaire fortifiée. Port militaire aujourd’hui, son principal intérêt réside avant tout dans son quartier du port, moyenageux, du port, son fort San Felipe, son arsenal et sa cathédrale San Julián.
La ville côtière de Noya, à 103 kilomètres de La Corogne et à seulement 37 de Santiago, était déjà connue de Pline et Ptolémée sous le nom de Noega (Guide Bleu Espagne) et tirerait son nom, selon la tradition, du fait qu’une petite fille de Jafet, fils de Noé, y aurait fait escale après le déluge... (Noya y Muros.com). Eglises San Francisco et Santa María a Nova, San Martino et aussi la rue O Curro, où se déroulait il y a longtemps les corrida.
A 112 kilomètres de La Corogne, la petite ville de Muros, déclarée port-refuge dès 1880, est célèbre pour la richesse de ses bancs de sardines (Guide Michelin Espagne). Son centre-ville historique, déclaré ensemble historique-artistique en 1970, ne vous laissera pas indifférent. A voir, les églises Muros, Esteiro, Tal, mais aussi le sanctuaire de la Virgen del Camino, le moulin de Marea ou, à peu d’encablures du port, l’île de Creba, et les belles plages du municipio.
S’étendant entre la province de La Corogne et celle de Pontevedra, la Ría de Arosa suit le parcours chaotique de la côte. Elle est considérée comme le plus grand et le plus estuaire d’Espagne.
En la suivant, on découvre le port du Puebla del Caramiñal, le mirador de la Curota, la station estivale de Boiro, Cespón, Rianxo, Villajuan ou bien la presqu’île de O Grovo, ou encore l’archipel des îles Salvora.
Destination : La Costa de la Muerte, qui s’étend de La Corogne jusqu’au Finisterra, représente un des aspects les plus rudes de la côte atlantique. Sur 200 km, vous y découvrirez des petits villages de pêcheurs, des villes et des églises romanes : Calón, Mens, Laxe, Traba, Cee ou encore le cap Fisterra, s’échelonneront le long de votre chemin…
Destination : Les Rías Altas, au nord de La Corogne, s’étend jusqu’à Lugo. Rocheuse, elle est entrecoupée de plages et met en exergue une nature sauvage. A voir en particulier, la réserve naturelle de la biosphère Río Eo, Osco y Terras de Burón .
Destination : Pontevedra
Pontevedra : A seulement 61 km de Santiago, est lovée au fond de la ría de Pontevedra. On y retrouve un parador, soigneusement installé dans la casa del Barón du 18e s, l’église Santa María la Mayor et [un musée provincial qui s’étend dans deux palais. Proche de Pontevedra, le monastère de San Xoán de Poio, est un des édifices les plus emblématique de cette côte.
 A 40 km, Rías Baixas est la terre d’élection des vins du même nom. De ses vastes contours maritimes et de ses routes historiques, Rías Baixas puisent un dynamisme étonnant. Notons pour les visites les rías de Mura y Noia, de Arousa, la ville de Cambados ou les inscriptions rupestres de Pedra de Teixiñas, etc. De Rías Baixas on peut rejoindre les îles Cies, surnommées les îles des Dieux par Ptolémée. Parc naturel depuis 1980, elles font aujourd’hui partie du parc national des îles atlantiques de Galice, créé en 2002, tout comme les îles de Cortegada. Le site archéologique de Santa Tecla, sur le mont du même nom, domine la ville de A Guarda, au centre ville bien conservé. Déclaré monument historique depuis 1931, le castro de Santa Tecla réserve une belle surprises : des pétroglypes.
Vigo, ancienne Vicus Spacorum romaine, est quand à elle, est le premier port transatlantique d’Espagne. La vieille ville, la plaza de Compostela, le Monte del Castro en font une destination sympathique pour découvrir cette région de Pontevedra.
A un peu plus d’une trentaine de kilomètres de Vigo, la petite municipalité de Tui, qui représente la frontière avec le Portugal, que l’on peut rejoindre en empruntant le pont de Minho, construit par notre national Gustave Eiffel, en 1884. Sa cathédrale romano-gothique et son musée diocésain sont les points d’orgue de la visite.
 Destination : Lugo
Au centre de la province de… Lugo, la ville conserve une superbe muraille romaine, inscrite depuis 2000 au patrimoine mondial de l’humanité. On suit l’histoire de l’antique Lucus Augusti au travers du Lugo romano (thermes, musées, centre d’interprétation, sanctuaire, etc), de la visite de ses nombreux lieux de culte (cathédrale Santa Maria, église Santiago A Nova, chapelle San Roque, chapelle Carmen, l’ensemble de San Lorenzo, etc), ses palais, dont le palais épiscopal au style baroque, face à la cathédrale, et parcourir sur quelques kilomètres le chemin de Saint Jacques.
Ancares : à un peu plus de 80 km de Lugo, les frais versants de la Sierra de Ancares sauront ravir les amoureux de la nature. Patrimoine historique y naturel vous y attendent : entre autres, avec les sites de Piornedo, à 1 300 m sur la Sierra de los Ancares, O Cebreiro et son église pré-romane Santa María du 9e s, ou encore Donís.
Notons également la région vinicole de Ribeira Sacra, où les vestiges historiques côtoient les vignes si renommées en Espagne. Ainsi, la via romana Aquas Flavias Lucus, le château de A Peroxa, les vertigineux cañons do Sil, les monastères de San Pedro de Rocas et de Santo Estevo et de Santa María, d’où vient le nom de Ribeira Sacra… et bien sûr le Pantón, où s’élabore le vin d’appellation d’origine Ribeira Sacra…
Destination : Ourense
A 104 km de Santiago de Compostela, sur les rives du fleuve Miño, Orense est tout d’abord célèbre pour son thermalisme. Les sources d’eau chaude (67 º) de Las Burgas ou bien Burga do Muiño, par exemple, en font une destination très prisée. Capitale thermale donc, la ville réserve aussi quelques belles surprises, comme la cathédrale et le cloître de San Francisco. Dans les alentours, le monastère cistercien de Santa María la Real de Oseira est dénommé, à juste titre, l’Escurial de Galice. A 32 kilomètres d’Ourense, celui qui est considéré comme l’Escorial galicien étend ses vastes murs dans le pays des ours (Osera), dans la vallée du Arenteiro. Le monastère de Santa María la Real de Osera, fondé en 1135 par l’ordre de Citeaux, fut abandonné par la communauté religieuse en 1835. Revenue en 1929, elle laisse place aux visites guidées le long de son église, de ses patios, et son escalier d’honneur.
A voir également, Verín et le château de Monterrei, qu’occupe de nos jours un parador.
A une vingtaine de kilomètres d’Ourense, Allariz, est depuis les années 70 inscrite comme ensemble historique. De son statut de résidence royale au Moyen Age, elle conserve un centre-ville médiéval intéressant. On y trouve notamment le monastère royal de Santa Clara, fondée au 13e s, qui possède le plus grand cloître baroque d’Espagne. Déclarée également monument historique, l’église de Santa María de Augas Santas, à peu de distance d’Allariz.
Celanova, à 26 kilomètres de Ourense, est surtout connu pour le monastère San Rosendo , fondé en 936 sur la plaza Mayor. Mais vous pourrez également vous promener le site archéologique de Castromao Mondoñedo, ou découvrir les pétroglyphes de Frixo.
Et bien évidemment, la dernière partie du chemin de Compostelle.
Etape gastronomique, la Galice est la mère patrie de l’empanada. Farcie à la viande, aux légumes, au thon, les variantes sont nombreuses. Le porc est également un produit de choix dans les cuisines galiciennes avec le lacón, la zorza, le tripón. Mais comme la Galice revendique fièrement sa frontière maritime, les spécialités de la mer sont abondantes. Notons le très connu polpo a la gallega, les calamares en su tinta, chipirones et autres fruits de mer et coquillages. Les desserts ne sont pas en reste, avec les célèbres tartas de Santiago à base d’amandes et de sucre. Les conchas do Apostol Santiago et la tarte Mondoñedo et les chulas, à base de citrouille. Les filloas, de crêpes très présentes au menu gallego, tout comme le lait frit. Le tout soigneusement accompagné de bons vins (Ribeira, Rias Baixas) du pays, vous aurez tous les ingrédients pour concevoir un menu typiquement galicien.
Fêtes traditionnelles de Galice : Comment s’imprégner mieux de la tradition qu’au travers de ces fêtes plus vivantes les unes que les autres ? Voici une petite sélection qui devrait vous tenter de vous inviter au cœur de la culture gallega.
La semaine du carnaval à Xinzo de Limia (Ourense) est particulièrement prisée des touristes, tout comme la Semana Santa de Viveiro (Lugo) et de Ferrol (La Corogne).
Le 23 juin, les hogueras de San Juan réchaufferont La Corogne
3ème week-end de juillet, le festival international du monde celtique prend place à Ortigueira (La Corogne). En 2012, il en sera à sa 28e édition.
Le 25 juillet, la fête de Saint Jacques. Des feux d’artifice sont tirés à cette occasion, la veille au soir.
Le premier dimanche d’août, c’est au tour de la romeria vikinga, à Catoira (Pontevedra).
Pendant le pont du Pilar, le deuxième dimanche d’octobre, la Fiesta de exaltación do marisco anime les rues d’O Grove (Pontevedra), etc.
Le galicien : entre basque, catalan et espagnol, votre cœur balance ? Découvrez ci-après la présention par l’université de Santiago de Compostela de cette autre langue ibérique, que vous aurez le plaisir de pratiquer si vous vous rendez en Galice. Le galicien est la langue propre de la Galice. Le galicien est né aux environs du IXº siècle comme conséquence à l'évolution du latin dans la Gallaecia romaine, sur une base de différents parlers celtes et paraceltes; par la suite il a subi l'influence des différents peuples qui se sont établis sur ce territoire (Suèves et Wisigoths et, dans une moindre mesure, Arabes) Après avoir connu une longue période d'apogée au Moyen-Age, le galicien a été affecté par un processus de substitution en faveur du castillan qui a duré pendant des siècles et qui a été amplifié et accentué au moment de la dictature franquiste. Il reste malgré tout la langue majoritairement utilisée par la population galicienne: 88% des galiciens le parlent habituellement ou occasionnellement et 94% le comprennent.
Depuis 1984, date à laquelle a été approuvée la Loi de normalisation linguistique, la Galice a connu un processus de récupération du galicien, sous l'impulsion des administrations publiques et de nombreux organismes de notre territoire, qui ont comme objectif de favoriser et d'accroître l'utilisation du galicien dans la vie publique, dans le domaine de l'éducation, de la culture, de l'économie et dans les moyens de communication... ( USC).
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