mais ENCORE


Procréation médicale assistée (1)
21-9-2011

voici un petit cahier pratique sur la Procréation médicale assistée:

Le saviez-vous ?

 2 000 couples ont besoin annuellement d'un don d'ovocytes mais il n'y a eu que 300 donneuses en France en 2007, contre 7 000 en Espagne. Près des trois quarts des couples nécessitant un don d’ovocyte le reçoivent en Espagne car le délai de la prise en charge est d’environ 2 ans en France.
Lorsque les patients ne peuvent disposer en France des soins qui leur sont nécessaires dans des délais raisonnables, le règlement communautaire leur permet, sur prescription médicale, de se faire traiter à l’étranger, généralement en Belgique ou en Espagne, en bénéficiant du remboursement des soins et d’une partie des frais de transport.
Cela revient à dire que c’est l’assurance maladie française qui prend en charge le coût des donneuses à l’étranger, y compris leur indemnisation, alors que celle-ci n’est pas autorisée en France(Assistance médicale à la procréation et adoption, les sujets qui fâchent... du Docteur Sixte Blanchy, médecin général de santé publique).

 L'association MAIA, en France, soutient depuis 2001 les parents désireux d'avoir recours à une PMA. Cette « association de patients et de parents, de loi 1901, et d’ampleur nationale et européenne, a pour objectifs : L’aide aux personnes confrontées à l’infertilité, le soutien aux patients et aux familles, 7 points d'accueils du public en France, 13 numéros d'écoute téléphonique, assurant plus de 60 heures d’écoute mensuelle (Trois psychologues assurent l’accueil des personnes en difficulté et accompagnent les écoutants bénévoles), Communication soutenue par courriel (via le forum ou les outils de discussions sur internet), Rencontres régionales régulières, Groupes de soutien thématiques ». Mais l'association, c'est aussi un projet : Le développement de « Infertilité Info Service » avec des accueils téléphoniques généraux (accueil, information de base, orientation), des accueils téléphoniques spécialisés (Fécondation In Vitro, Adoption, etc…), 6 lieux d’accueils en France permettant la rencontre avec des personnes connaissant bien l’infertilité et un forum accessible à tout moment, géré par les bénévoles et les salariés » (+ d'infos).

 Le livre Témoignages sur la conception par don, Parents, enfants et donneurs au fil des ans de Caroline Lorbach, a été publié en France par l'association Maia. C'est une réflexion autour du don, une aide précieuse pour tout candidat à une PMA.

 Une équipe d’AMP est constitutée de médecins biologistes et de techniciens de laboratoire qui effectuent la partie technique in vitro ; de médecins gynécologues et de sages-femmes qui acceuillent les couples, écoutent leur demande, effectuent une démarche diagnostique, proposent et gèrent la thérapeutique adaptée en symbiose avec l’équipe biologique ; de psychologues qui apportent une aide indispensable à ces couples en difficulté tout au long du parcours (Cahiers de la puériculture, Février 2010, nº 234).

 Les activités cliniques d'AMP, à l'exception de l'insémination artificielle et de la stimulation ovarienne, ne peuvent être pratiquées que dans des établissements de santé. Les activités biologiques de l'AMP ne peuvent, quant à elles, être pratiquées que dans des établissements publics de santé et des laboratoires d'analyse de biologie médicale. En outre, sont seuls habilités à procéder aux activités cliniques et biologiques d'AMP les praticiens ayant été agréés à cet effet par l'Agence de la biomédecine (Soins pédiatrie-puériculture nº 253, mars/avril 2010).

 L’AMP-Vigilance, qu’est-ce que c’est ?
« Testé depuis 2007, le dispositif a été complété par le décret du 19 juin 2008 et l’arrêté du 18 décembre 2008 qui fixe les éléments d’information relatifs au signalement d’un incident ou d’un effet indésirable lié aux techniques d’AMP. Il permet de surveiller les incidents relatifs aux gamètes, aux tissus germinaux et aux embryons utilisés à des fins d’assistance médicale à la procréation ou à des fins de préservation de la fertilité, ainsi que des effets indésirables observés chez les donneurs de gamètes ou chez les personnes qui ont recours à l’assistance médicale à la procréation. Ces éléments sont transmis par le correspondant local d’AMP-vigilance ou par tout professionnel ayant connaissance de la survenue d’un tel incident ou effet indésirable (en 2008, sur 50 000 tentatives, 200 déclarations ont été rapportées, dont 50 % concernaient des effets indésirables ayant pu conduire à une hospitalisation) » (Cahier nº II, L’infirmière magazine nº253, Octobre 2009).

 La DSGC, qu'est-ce que c'est ?
Le Donor Conception Support Group, créé à Sidney en 1993 avec 22 membres, peut être considéré comme l'équivalent de l'association Maia. Aujourd'hui, l'association est une plate-forme réunissant plus de 1 000 membres, en Australie, en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne, en Chine, au Japon, aux Emirats Réunis, etc + d'infos.

L’assurance-maladie et l’AMP
Les techniques d’AMP sont prises en charges à 100 % jusqu’au jour du 43 % anniversaire, à raison de six tentatives d’insémination artificielle (une par cycle) pour l’obtention d’une grossesse et de quatre tentatives de FIV avec ou sans micromanipulation. Une demande d’entente préalable globale mentionnant la technique utilisée doit être déposée avant le début du traitement. Si la technique change au cours de la prise en charge, le contrôle médical doit être informé. L’absence de réponse dans les trois semaines vaut accord. En cas d’échec répété, il est important de vérifier la validité de la prise en charge à 100 % ) – Cahier nº II, L’infirmière magazine nº253, Octobre 2009 ».

Quiz sur la PMA (extrait du quiz de L’assistance médicale à la procréation, Marie Fuks Cahier II, L’infirmière magazine nº 253, Octobre 2009)

Le taux de naissances moyen toutes techniques d’AMP confondues est de :
A  8 %
B  16 %
C  22 %
Réponse : b

Parmi les couples supposés infertiles, combien relèvent réellement d’une prise en charge d’AMP ?
A  1 sur 2
B  1 sur 5
C  1 sur 10
Réponse : c

L’Assurance-maladie ne prend plus l’AMP en charge au-delà de :
A  40 ans
B  43 ans
C  45 ans
Réponse : b

L’infertilité est d’origine mixte dans :
A  10 % des cas
B  20 % des cas
C  40 % des cas
Réponse : c