mais ENCORE


Dans la tourmente des OGM
31-8-2011
Nancy

Levée de boucliers à l’incorporation de produits contenant des OGM dans notre alimentation ....

L’incorporation de produits contenant des OGM dans notre alimentation suscite une levée de boucliers de la part des consommateurs.

Les risques et conséquences de la consommation de tels produits ne sont toujours pas connus des scientifiques, malgré une dizaine d’années de recherches.
Et les législations tant européennes qu’internationales sont régulièrement sur le qui-vive, créant des lois protégeant les consommateurs mais également gérant au mieux les nouvelles formes de productions.

Retour sur les points les plus importants :

 Les principaux acteurs

Monsanto company, ancienne filiale de Pharmacia, devenue indépendante en 2002 (http://www.monsanto.fr/presentation/le_groupe.asp), présente dans 61 pays, s’est spécialisée dans l’agriculture.
La Suisse Syngenta, leader mondial dans la recherche liée à l’agriculture, née de la fusion des divisions agrochimiques de AstraZenecha et Novartis.

Tout comme il est indiqué dans l’article de nos confrères de Pilote urbain (signé Valérie Zoydo n°54), ce sont principalement ces deux sociétés qui créent la polémique. Et il n’est pas rare qu’elles soient traduites en justice, notamment au sujet de l’usage des produits dérivés du génie génétique.

 En Espagne, en Europe
El Ministerio de medio ambiente, et tout particulièrement l’Administración general de estado, et la Comisión nacional de bioseguridad (46 membres, dont 7 scientifiques, différent en cela de la composition du CSVT français), se chargent du respect de la législation espagnole sur les OGM (ley 9/2003). L’administration générale est chargée notamment des autorisations de commercialisation délivrées aux aliments génétiquement modifiés et aux produits qui en contiennent.

En parallèle, le règlement 1830/2003 du Parlement européen et du Conseil, concernant la traçabilité approprié de ces organismes, modifie la loi européenne (directive 2001/18/CE), chargée de protéger la santé publique en surveillant les activités qui sont amenées à gérer des organismes génétiquement modifiés. Il va dans le sens de la décision prise par la législation internationale, via le protocole de Cartagena sur la sécurité de la biotechnologie (http://www.biodiv.org/biosafety/default.aspx)*, qui permet de suivre le cheminement des OGM tout au long de la chaîne de production et de distribution avec pour principal objectif la fiabilité de l'étiquetage.

Le CSVT, Comité de surveillance biologique du territoire, créé en 2008, est composé de 20 membres issus du milieu de la recherche. Mais selon Anne Furet, dans le bulletin de mars dernier sur Inf’OGM « aucun représentant de la société civile n’y siège et certains des autres membres sont connus pour leurs prises de position favorables aux OGM... » http://www.ogm.gouv.fr/.

 Que faire concernant les OGM en Europe ?

Convenir d’un étiquetage réglementaire * afin de différencier les produits dérivés des OGM des autres. Il permettrait ainsi la création d’une filière dite sans OGM (Anne Furet, Eric Meunier, 11/09, Info’OGM). Trois types de produits seraient représentés : les produits végétaux, les produits issus d’animaux, dont l’apiculture. Aujourd’hui, seuls l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche ont mis en place cet étiquetage.

La réglementation européenne actuelle, du 18 avril 2004, impose seulement la mention « issu de... génétiquement modifié » lorsque les ingrédients des produits alimentaires contiennent plus de 0,9% d’OGM et les additifs ou les arômes des produits alimentaires contiennent plus de 0,9% d’OGM (Greenpeace.org).

Mais, comme le précise Jean-Paul Geai, rédacteur en chef de Quechoisir.org (12/09) « se réclamer « sans OGM » est quasiment impossible à garantir dans le contexte d'une loi qui autorise la coexistence des deux filières. Car la contamination entre les deux peut se produire à n'importe quel stade : semences, champs, transports, stockage, chaînes de fabrication... Dès lors, comment concilier l'exigence d'une information loyale pour le consommateur et une réalité qui veut que le « 100 % sans OGM » soit quasi impossible à certifier ? ».

 En Espagne ?

L’Espagne est le seul pays de l’Union Européenne à cultiver et commercialiser, entre autre, sur 80 000 hectares le maïs Bt (donnée variable selon les sources). En comparaison, en Italie, le ministère de l’environnent et de la santé a clairement interdit le 18 mars dernier la culture du maïs MON810, de la société Monsanto. Ainsi, et malgré l’autorisation de faire pousser ce maïs dans la Communauté Européenne dès 1998, plusieurs états membres se sont aujourd’hui rétractés : la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Autriche, le Luxembourg, la Grèce, la Roumanie et la Pologne.

Un bon point cependant est à accorder à Menorca. La province signe avec les agriculteurs des Contrats Agraires de Réserve de Biosphère, par lesquels la province s’engage à rémunérer un paysan qui respecterait certaines pratiques, au nombre desquelles l’exclusion de la culture des OGM (Anne Furet, « Les régions européennes sans OGM pour le maintien de filières sans OGM », 02/2010 http://www.infogm.org/spip.php?article4330). Un exemple à suivre.

Ajoutons également que l’Unión de agricultores y ganadores d’Espagne a demandé à l’état espagnol de ne pas produire d’OGM. Mais les résultats des différentes manifestations se font attendre…

De plus, la Catalogne, foncièrement anti-OGM, possède une association qui lutte pour défendre le droit à un pays sans OGM. « Som lo que sembrem » est le support de La Iniciativa Legislativa Popular per una Catalunya lliure de trangènics. Elle est composée de plus d’une centaine d’organisations catalanes. Deux prochaines manifestations sont prévues : JORNADES CRISI ALIMENTÀRIA: transnacionals, necrotecnologies i especulació financera. Moviment antitransgénic a Catalunya. Lluites per la Sobirania Alimentària, la Salut i la Democràcia. le 5 juin, de 10 a 20h et XERRADA « QUÈ EN SAPS DELS TRANSGÈNICS ? », Vilafranca del Penedès à 20 h, à l'Agrobotiga La Berna.

 Les bons gestes :

Lire de très près la liste établie par Greenpeace sur les produits sans OGM : “Guía Verde y Roja de alimentos transgénicos ». Elle regroupe les marques commercialisées en Espagne n’utilisant pas d’OGM. De plus, de nombreux conseils et une éco-participation sont proposés. http://www.greenpeace.org/raw/content/espana/reports/gu-a-roja-y-verde.pdf. Une mine d’information pour celles et ceux qui désirent prendre en main leur alimentation et, par là même, leur santé.
Seuls les produits AB, alimentation biologique, sont garantis sans OGM.
En France, certaines enseignes se sont même engagées à ne plus vendre de produits contenant des OGM. La liste sur http://www.greenpeace.fr/detectivesOGM/listemagasins_ssogm.php?type=0

 Une sélection des bonnes adresses du BCNClub.net :

Présentes sur le site, ces enseignes bio à Barcelone sont là pour vous offrir le meilleur de leurs produits. Venez-les visiter !
L’Horta de l’Eixample (http://www.hortadeleixample.es/), carrer de Napols 155 : « la mejor verdura y fruta ecologica » : panier saveur, commandes, recettes, etc.
Les magasins Olokuti, à Gracia‎ (c/Asturies 38), à Pedralbes‎ (Pedralbes Centre, Planta A, Local A1, Avenida Diagonal 609‎), à St. Andreu (C/Gran de Sant Andreu 277‎).
Le Bio Space‎ (C/ València 186‎)
Le Bio-tecnic‎ (C/Rossello 322‎)
Le Bio-gourmet (C/ Muntaner 446)‎
Comme Bio‎ (Via Laietana 28)
Le Bio.Bio (C/ Ramón Y Cajal 42)

Plus d’informations ? Lire les conseils et infos de Solagral (Solidarité agricole et alimentaire) en collaboration avec l’Unesco : http://www.unesco.org/most/ogm.htm