Changer ou rechercher du travail est souvent pénible.
Le projet donne au sac à dos la légèreté du plaisir des voyages.
Il est une boussole dans la mer, et des centaines de petites fleurs champêtres au milieu du désert.
On le sait.
On rabâche à nos enfants... « Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras grand ? »
Malheur à l’ado qui ose dire : « Je n’en sais rien »...
Il est passible d’immaturité, de marginal ou de « pasota ». S’il n’a pas de projet, ce sera l’échec...
Pourtant il lui est impossible de savoir ce qu’il sera demain.
Personne ne sait de quoi sera fait demain.
L’ado qui ne sait pas est souvent un malin.
Mais la méconnaissance de demain ne change pas tout.
Le truc de fond est quand même de savoir ce qui a du sens pour soi.
Le truc fondamental c’est encore et toujours le projet.
En Espagne, en France ou ailleurs.
Mais en complément du projet, il y a des trucs et des réseaux.
Des trucs tout simples pour les français en Espagne.
Nous allons vous en suggérer trois :
Les trois basés sur un principe simple :
Oublier les outils de recherche d’emploi.
Et essayez l’un ou l’autre des trucs suivants, ou les trois à la fois :
1)Chercher les enfants à l’école.
2)Mort au CV.
3)Parlez moins de vous...
Chercher les enfants à l’école
Le réseau est à la mode. Internet a mis au jour des systèmes séculaires, d’échanges, de liens entre personnes qui s’estiment, se reconnaissent, ou partagent ensemble des idées, des gouts ou des loisirs.
Internet s’ajoute à nos incertitudes qui nous font soudainement reconnaitre notre besoin d’aide.
Après près de 15 ans d’observation des réseaux dans la recherche d’emploi... c’était toujours le cercle des copains de jeunesse qui gagnaient les concours d’influence secrète sur la recherche d’emploi.
Dernièrement, les résultats ont basculés. Un nouveau cercle a pris du pouvoir.
Il est monté, il a grandit.
Momentanément, il a gagné : L’école.
L’école de nos enfants.
Qu’elle soit publique, privée, laïc, religieuse, internationale ou locale, chère ou gratuite, l’école est un endroit magique où se réunissent nos valeurs et nos choix.
Pas pour nous. Pour eux. Pour nos enfants bien protégés. Et si le succès de l’école est général à tous les chercheurs d’emploi, il est exponentiel pour les français en Espagne.
En résumé : Le dimanche, laisser tomber les annonces et les job sites. Partez en pic nic avec les parents des copains de vos enfants.
L’objectif est simple : Deux noms, pour parler et avancer.
Et n’ayez aucun doute : n’emmenez pas votre CV.. .
Mort au CV
Que ferions-nous si les CV n’existaient pas ?
Résumer notre histoire en 78 tours ?
Cherchez à éviter le CV.
Et vous deviendrez vite très créatif. Vous ferez différemment.
Vous sortirez du système fermé de la recherche d’emploi. Vous ne cherchez pas un emploi, Vous cherchez du travail ; Du travail avec du sens.
Qui donc a inventé cet « outil » qui consiste à résumer « ses anciens amoureux, pour séduire le prochain ? ».
A quoi sert de résumer tant d’histoires du passé, quand on nous rabâche les oreilles que plus de 70% des postes de demain n’existent pas aujourd’hui ?
Qu’elle est la valeur ajoutée de toute ces dates ?
Internet, l’identité digitale, les tags ou « mot clés » parachèveront bientôt le règne du CV.
En attendant, le CV créent encore un faux débat : Sa forme, sa maquette, les résultats du passé...
Cherchez plutôt à découvrir les changements d’aujourd’hui et de demain. Et essayer d’imaginer le « travail » au futur.
Et pour cela, éviter le CV : Ça vous aidera à parler un peu moins de vous-même, et se sera surement plus facile...
Parlez moins de vous
Parlez de l’environnement, de ses changements, des aspects que vous connaissez et que vous pouvez juger ou comparer.
_ Remplacer le discours sur vous pour un discours sur l’environnement économique que vous connaissez.
Votre manière de l’analyser, de l’étudier et de le raconter parle de vous.
Et de votre projet.
Il parle du pourquoi en termes de marché.
Il parle de réseau et de valeur ajoutée.
Et une conclusion
Les français mettraient-ils des freins au réseau ?
Plus de 70% de résultats pour la recherche de travail en Espagne. 35% en France.
Le réseau serait injuste, déloyale et anti-démocratique. Il serait toujours « piston » et trafic d’influence. ????
Sur la méditerranée, le commerce s’est toujours développé par les liens entre les personnes et les groupes.
Les liens qu’on a su créer.
La réputation qu’on a gagnée.
Le réseau est comme nous : Il peut être manipulateur et emprunt de superficialité. Il peut être amical et solidaire.
Il dépend de notre histoire.
Celle qu’on ne lit pas dans le CV....
Cet article a été écrit par Marion Suffert,Vous pouvez la contacter :
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