
Laissez-vous conter l’histoire de Jean Philippe, peut être pas si loin de la vôtre...
Quand on débarque à Barcelone, c’est vrai qu’on les trouve parfois bizarres ces espagnols (à ce moment-là on ne fait pas encore la différence entre Catalans, Basques, Andalous...) :
Quand on fait leur connaissance, les Espagnols nous embrassent et nous tutoient comme s’ils nous connaissaient depuis toujours.
Ils sont plutôt sympas mais ils nous invitent rarement à dîner chez eux et quand ils le font, ils prennent soin de ne pas mettre leur nom sur les sonnettes à l’entrée de l’immeuble afin de nous rendre les choses plus difficiles.
Et cette habitude de déjeuner à 15 heures et de dîner à 22 heures !
Et ces enfants espagnols, ils ne vont jamais se coucher ?? Et tous ces films qui commencent à l’heure à laquelle les gens de mon pays vont se coucher.
Et peut-on vraiment faire confiance à des gens qui arrivent si souvent en retard aux rendez-vous ?
Quel manque de respect !
Quand ils nous parlent, ils se tiennent si près de nous que c’en est parfois gênant ; en plus, ils ne s’écoutent pas et s’interrompent continuellement.
Conséquence ? Chacun élève la voix pour se faire entendre... Que de bruit !...
l’Espagne est, paraît-il, le second pays le plus bruyant au monde... Un million d’espagnols auraient des problèmes d’audition...
Politesse et galanterie ne semblent pas être des vertus majeures des Espagnols : ils ne disent pas « merci », ne tiennent pas la porte pour laisser « passer les dames »... Et quand on a la chance qu’un automobiliste s’arrête au passage pour piétons, il fera ce geste typique de la matin qui, dans mon pays, signifie « Dégage ! »...
Pas facile non plus pour un étranger à Barcelone de trouver du boulot et de faire des affaires quand il n’a pas encore un bon réseau de relations personnelles. Ici plus qu’au-delà des Pyrénées, « les amis de mes amis sont mes amis »...
Pour les gens d’ici, tout cela semble normal, naturel. Finalement, tout ce que je viens de décrire en dit plus sur ma propre culture que sur la culture locale.
« On ne voit pas les choses comme elles sont ; on les voit comme nous sommes ».
Certes, on finit par s’habituer à ces différences culturelles de la vie quotidienne et avec le temps on arrive aussi à apprécier de nombreuses caractéristiques de la vie locale :
la chaleur des relations humaines, l’intensité du folklore local, la préservation des quartiers anciens, les longs horaires d’ouverture des magasins, la puissance des réseaux d’amis sur qui on peut compter, la qualité de vie (mon mot préféré en espagnol ne se traduit pas facilement en français : « disfrutar »)...

Pour le cadre expatrié cependant, le rêve d’une expatriation prestigieuse peut se transformer en cauchemar s’il n’a pas été formé pour pouvoir s’adapter aux différences culturelles dans le travail et les affaires :
Importance relative de l’individu et du groupe, vision du temps, répartition du pouvoir, expression des émotions, style de communication, attitude vis-à-vis du risque, des règles, techniques de négociation...
Le management interculturel permet de mieux comprendre les différences culturelles nationales et aide tous ceux qui agissent dans un contexte international à être plus performants, plus vite dans leur travail et leurs affaires.
Jean-Philippe Charles est un consultant spécialisé dans la gestion de la diversité culturelle.
Il compte parmi ses clients des entreprises comme Mango, Solvay, Deutsche Bank, Henkel, Hewlett-Packard, Citigroup, La Croix Rouge...
Il donne des cours de management interculturel à Barcelone à EAE (Escuela de Administración de Empresas), à l’Universitat Autònoma UAB, à ESEI, ESEC et a donné des conférences à l’IESE, dans les chambres de Commerce de Barcelone, Girone, Reus et pour COPCA et AEDIPE.
Envie d’en savoir plus ? Vous pouvez consulter sa page web (en français, en espagnol ou en anglais) ou lui envoyer un email.
Prochain cours : "Comprendre les différences culturelles dans le travail et les affaires"
les 26 et 27 juin 2008
-Comprendre pour être plus efficace !
En savoir plus sur cette formation d’un jour 1/2.
un PETIT aperçu de ce que vous comprendrez...
En los negocios, los americanos suelen ir al grano pero los latinoamericanos prefieren andar con rodeos.
Los holandeses comunican de una manera directa pero los ingleses utilizan una manera más ambigua.
Los suecos ven un contrato como algo definitivo pero solo es un punto de partida para los chinos.
Para los suizos el tiempo es un recurso valiosísimo pero para los árabes es abundante.
Los latinos piensan en el corto plazo pero los japoneses tienen una visión a muy largo plazo...
Article complémentaires :
Ecole de langues
Ecole gratuite
Immersion
Trouver un job
Pourquoi les femmes d’expat trouvent facilement du travail en Espagne