Le surpoids touche aujourd’hui prés de 18 % des enfants, parmi eux, 7 % sont obèses.
En Europe, la prévalence de l’obésité infantile a doublé en dix ans et ces estimations ne cessent d’être revues à la hausse chaque année.
Ce constat suscite désarroi, inquiétude et panique. Car, dans une société où la minceur est érigée en norme de beauté, de santé et même de morale, l’obèse - petit ou grand - est montré du doigt.
Bien que l’on sache aujourd’hui que l’obésité est une vraie maladie, l’idée que le "gros" est responsable de son poids, demeure ancrée dans l’inconscient collectif.
Rondouillard ou obèse ?
Pour savoir si un enfant est juste rondouillard ou franchement obèse, on se réfère à des courbes de référence, présentes dans les carnets de santé depuis 1995 : l’indice de masse corporelle (IMC) qui est égal au rapport du poids sur la taille au carré (P/T2) et varie selon l’âge. Cet indice établit des seuils qui permettent de définir « surpoids » et « obésité ».
Lorsque le poids dépasse le poids théorique normal il s’agit simplement d’un surpoids Exemple : une petite fille de 5 ans pesant 25 kilos et mesurant 1,10 mètre est obèse ; à 22 kilos, elle souffrirait de surpoids ; à 20 kilos, elle serait dans la norme.
L’obésité se caractérise par un excès de masse grasse de l’organisme dépassant ainsi les courbes de corpulence standard et qui, au-delà de ces proportions peuvent avoir une influence majeure sur l’état de santé. On parle d’obésité lorsque le taux de graisse excède >25% garçons et > 35% filles.
Sans vouloir mettre tous les enfants au régime, il faut savoir repérer un surpoids ou une obésité débutante pour pouvoir rapidement et efficacement corriger cette dérive. Car on ne devient pas obèse du jour au lendemain : l’enfant se met à prendre du poids de façon excessive, souvent très progressivement, si bien qu’on ne s’en rend pas compte.
A qui la faute ?
Le surpoids est en général, associé à un apport calorique excessif par rapport à la dépense .L’équation est simple : moins de dépense physique et plus de nourriture égale plus de kilos.
Grignotage, repas déstructurés, ennui, problèmes affectifs et/ou scolaires vont amener un enfant à rechercher dans la nourriture une compensation, pouvant entraîner un déséquilibre prolongé entre apports et dépenses et l’augmentation du poids.
La quasi-totalité des enfants en surpoids mange trop sans s’en rendre compte. Quand on les interroge, ils sous-estiment toujours leurs apports. » Reste à savoir pourquoi. Les explications sont aussi diverses que les histoires personnelles.
La diminution de l’activité physique joue très certainement
un rôle majeur. Mais cela n’explique pas pourquoi certains enfants sont plus touchés que d’autres par la prise de poids.
Face à certaines conditions de vie, les enfants souffrant d’une prédisposition génétique sont plus démunis. Si l’un des parents ou des grands-parents est gros, l’enfant peut avoir hérité d’une prédisposition à grossir. Si les deux parents sont obèses, le risque est plus grand.
Dans plus de 80 % des cas, l’obésité est liée à un trouble du métabolisme. Les obésités réactionnelles (psychologiques), plus rares, sont liées à un traumatisme : accident, hospitalisation, divorce des parents...
Ecrit par Pamela Afonso