Si votre enfant est tellement affecté qu’il déprime, échoue dans ses apprentissages ou s’il s’est mis à l’écart de ses camarades, il est alors nécessaire d’en parler ouvertement, pour enrayer la spirale de l’autodépréciation.
Quand les parents savent que leur enfant souffre et qu’ils sont derrière lui pour l’aider, la prise en charge fonctionne et l’enfant peut perdre du poids durablement. A l’inverse, si son complexe est occulté par les parents, l’enfant seul ne pourra pas le vaincre. En premier lieu, il faut se garder de minimiser leur souffrance. En faisant comme si elle n’avait pas lieu d’être (« il n’y a pas que toi qui soit gros, regarde autour de toi ! ») on laisse l’enfant complètement abandonné à lui-même. Dès lors, en plus de souffrir de son complexe, il se sent incompris et désarmé. On lui complique la tâche en soulignant l’analogie pour invalider sa plainte.
Le silence est pire que la minimisation : si l’on ne peut ne pas évoquer à la maison de ce qui alimente les quolibets de ses camarades, l’enfant imagine que cela doit être vraiment grave. A l’inverse, il faut éviter de s’appesantir sur ce que l’enfant ressent comme une disgrâce. Donc éviter de multiplier les commentaires qui stigmatisent (« tu n’as vraiment pas de chance, on a tous cette tendance dans notre famille »
Reconnaissez d’abord sa souffrance , permettez-lui d’en parler (« je vois bien que ça t’embête, tu veux m’en parler ?) Lorsque c’est possible, on peut essayer d’apporter des améliorations (personnaliser son style vestimentaire...). Il faut aussi l’aider à se défendre des moqueries. Le plus important est de lui apprendre à relativiser ce qui l’obsède.C’est en valorisant les qualités qu’il possède par ailleurs qu’on l’aidera à reprendre confiance en lui.
Souvent, en particulier à l’adolescence, les complexes servent à réguler la distance relationnelle avec les parents. Ils agissent alors comme une cicatrise drainant les demandes affectives insatisfaites de l’enfant, tout en signifiant leur impuissance aux parents. Dans ce moment où il a besoin de trouver une approbation dans un autre regard que le leur, il peut être temps -en douceur- de le renvoyer à lui-même (« je ne peux pas arranger ça pour toi, mais tu peux décider de te prendre en main ou bien te faire aider par quelqu’un »). Car il est structurant pour lui de ne pas entretenir l’idée mythique que les parents doivent tout aux enfants.
La communication est au centre de la relation parents/enfants. Apprenez à dialoguer avec lui de tout et de rien. Aux problèmes, il n’y a que des solutions !
Quelle activité physique lui conseiller ?
Bien évidement, le choix de l’exercice physique est très important. Il faudra proposer à l’enfant un type d’activité qui puisse correspondre à ses goûts tout en étant efficace. En priorité, ce qu’il faut essayer d’obtenir c’est son adhésion et sa motivation afin qu’il s’entraîne régulièrement.
Progression et régularité
En raison de la faible adaptabilité à l’effort qui le caractérise, il faut s’abstenir, du moins au début, de proposer des exercices trop éprouvants, notamment pour ses articulations, ses ligaments et sa colonne vertébrale déjà contraints à supporter la surcharge que constituent les kilos excédentaires.
Généralement, les enfants en surpoids sont plus lents, plus lourds et plus malhabiles que leurs petits camarades sans surpoids et de ce fait, ils risquent de se blesser plus facilement. C’est pourquoi, au début, il faut éviter de prescrire des sports de contact, les jeux d’adresse et toutes les activités nécessitant de la rapidité, des accélérations brutales, des changements de direction, des mouvements violents et des efforts intenses (tennis, foot...) Cependant, ils peuvent pratiquer de nombreuses activités, à condition, naturellement, d’apprendre à doser soigneusement leurs efforts. Par la suite, une fois passée la période d’adaptation à l’exercice, le choix des activités sportives sera plus large et dépendra exclusivement de l’état de santé et des possibilités individuelles et non pas du surpoids en tant que tel.
POINTS DE L’ORDONANCE SPORTIVE CHEZ L’ENFANT EN SURPOIDS
1- S’abstenir impérativement de faire dispenser les séances de sport l’école (adapter l’activité plutôt que la priver),
2-Les parents doivent être des témoins actifs. Il est fortement recommandé qu’ils pratiquent eux-mêmes régulièrement une activité physique,
3 - Pratiquer une activité d’endurance : marche, footing, vélo, natation...
4 - Choisir au début, parmi les sports d’endurance, ceux qui sont qualifiés de « portés » (natation, vélo),
5 - L’intensité de l’effort doit correspondre à la moitié des possibilités maximales de l’enfant,
6 - La durée de chaque séance sera au moins d’une heure (après une adaptation progressive),
7 - La fréquence hebdomadaire ne sera pas inférieure à 3 séances,
8 - Pour obtenir un résultat durable, il faut associer un équilibrage alimentaire légèrement hypocalorique à l’activité sportive,
9 - Pendant l’effort, l’enfant doit s’alimenter de la même manière qu’un enfant sans surpoids,
10 - A la fin de l’effort, il doit songer à prévenir la fringale par l’absorption d’une boisson légèrement sucrée.
Ecrit par Pamela Afonso